1 bLOg pOuR déGonfLer...
OuAich !!!
Comme y a plus grand chose d'autre à faire...pour ceux qui n’aiment pas Gavalda, je suis sincèrement désolée…vous pouvez passer votre chemin.
Je ne serai pas objective non plus, donc pour ceux qui veulent un truc structuré avec thèse/antithèse…Euh…ben…Nan !
Ben nan hein ?
Suis pas du tout critique littéraire ou même un peu savante, ni rien dans le genre, en plus là pas besoin de pub pour auteur à succès, donc bon...rien...mais j’avais envie d’en faire un billet, alors 1, 2, 3 je me lance, me jette, me vautre, bref ce qu'il vous plaira !
J’ai passé 48 heures avec Charl’t’z et dans sa vie trop pas banale, à attendre de prendre le train, l’avion enfin partir et revenir, et du coup suis toute un peu remuée, sans doute parce que ce truc du deuil c’est un peu pour nous tous…même si on fait genre « nan nan moi le deuil, connais pas »…ben on est un peu menteur, ou alors on a une chance de dingo et alors faut se la garder bien au chaud, sa chance de dingo.
Bon aussi pour moi, Gavalda, c’est comme Adam, je dévore, je digère, je recrache et « redévore », peux pas m’en empêcher, c’est comme ça…je fonctionne à l’émotion, et ils sont des auteurs qui savent écrire à « l’hérisse poils », et on n’y peut rien, juste à subir et c’est trop bien, violent, chaud, piquant, crispant, palpitations, griffures, aïe!
Donc, nous sommes dans « La consolante », je vous raconte pas l’histoire, Oh my god il vous en resterez que dalle ensuite! Par contre ce que l’auteur nous offre (enfin 20 et quelques euros quand même, tout se paie…) c’est un truc bien étrange, inhabituel, pas banal, pas pareil...Bref !
D’abord dans le style, et vas-y que je te supprime le « Je », et le « Il », on va pas s’emmerder avec les pronoms, ah ben nan on va pas…et pis Charles, il est paumé, il ne sait plus qui il est, où il va, mais d'où il vient oui : Anouk...et du coup c’est tout bizarre, tout pas comme d’habitude, mais au final on s’y retrouve et on se laisse perdre…c’est bien aussi, c’est too much, ça enivre.
Ensuite dans « le thème » (si je peux me permettre d’utiliser cet affreux jojo de mot que je n’aime pas mais bon…oui , oui j’abrège !) parce que ça va ça vient entre les morts et les vivants, Et Anouk ? ET nOunOu ? On veut leur causer nous, on veut y aller faire la ballade et bouffer du pain choko en sortant de l’école à 16h30…ça fait tellement flipper putain de ne plus jamais les revoir ceux et celles qui nous on quitté(e)(s) (on accorde là ou pas ? Tu m'emmerdes la conjugaison française, putain c'que tu m'emmerdes !), on a l’R bien petit hein sans eux ? On se retourne sur Hier et alors là…Pffftt…parti(e)(s) plus rien, tout seul, tout penaud…tout merdeux, les pieds dans la gadoue, l'eau, la boue, le sable...
Mouillé le sable...c'est mieux pour les châteaux.
C’est un peu périlleux à écrire ça le deuil…Mais enfin on parle de QUI là ???
Ah ben ouais c’est Anna...
Merci y’en a des qui suivent !
Donc, dans « La consolante » ça s’effondre pour reconstruire, ça s’effrite pour en ramasser les miettes, ça pleure pour se moucher la morve au nez…et « après ? » vous me demanderez…et après rien, vous refermez le truc, et vous vous sentez toujours aussi con, mais un bout de sourire aux lèvres, c’est déjà ça de chourrav’...
Pour les personnages et leur destinée, on est un peu (trop?) dans l’eau de la rose et la romance (Charles le parigot épousera/épousera pas la jolie Kate de la campagne ?), et on fait un saut par le cœur des petits orphelins (pensez donc comme ça me cause, à moi Pffftt…super assistante sociale de bouffonnade qui cartonne chez les « Rémi sans famille hyperactifs » et les « princesses Sarah psycho-socio dépressives » !), voire on fait un tour dans l’Arche de Noé version ça pue, c’est crade, mais ça colmate bien quand même les brèches du cœur les bestioles domestiques, ça colmate…pensez donc comme ça colmate ! Les bestioles...qui puent...Berk ! Voire ça soigne ! Ouahou SPARADRAP !
Ah et puis aussi, on repasse par la case « Ensemble c’est tout », ben voui il en est où nous notre Philou ???
- Lestafier un steak bien cuit pour la deux !
- Mais ça va pas ou quoi t’es malade ça se bouffe saignant la bidoche, nan mais sans blague !
Ouais mais Camille ??? On a envie qu’il nous en cause de sa Camille Franck !!!
Ben nan ! Flutiô-crotte !!!
Enfin...c’est du bon, du bien écrit, envoyé dans la face en 633 pages, toute la vie d’un mec de 47 ans et sa « grosse » crise existentielle qu’il n'avait pas envie de faire…mais que bon ben c’est dans les stat’ hein mon Charl’t’z, tu t’y colles et t’envoles…
Bon okay, je vais conclure, vous êtes en train de lâcher le wagon...j'abrège!
Donc pour conclure, O salOn du livre, le mois dernier, je m’étais glissée dans la file d’attente pour faire signer mon exemplaire « D'ensemble c'est tout » et non pas de "La Consolante" (vu que je l’avais pas encore acheté piqué à ma frangine). Et là, parmi les 293 accro, il y avait une mini poignée de gens très "bien" habillés qui s’extasiaient à voix haute et perchée sur : "la capacité eXtrAOrdiNaire de cette écriVainEU taleNtUeuse à nous faire vivre le quOtiDien de ces pauvRes Gens si pauvRes et auSSi si « drOgués » et même tellement "pOpuLAires"
Quoi ouvriers ? Du peuple ??? Populasse ??? HELP !!
Un autre mOnde, une autre vie…
J’ai donc laissé tomber pour l’autographe de mon idolE, qui en fait ne l’ai pas (une idole ça sert à quoi ? truc à retenir pour un prochain billet et vous faire bosser un peu !)…
Je ne lis jamais les critiques littéraires…des fois je vais sur les blogs, ça me donne des idées et je note sur mon carnet « des trucs à acheter peut-être si mon banquier est dako en début de mois »…mais c’est tout…je n'oserai jamais dire d'un livre "c'est pourrav, c'est naze, c'est à chier" (le penser dans ma caboche éventuellement mais le dire fort...et si l'auteur par erreur m'entend ? Vous savez ce que ça coûte de soi d'écrire un livre? ) alors bon, je préfère le "j'm ou j'm pas" plus tranquilou, plus moi.
C’est difficile de parler d’un bouquin que l'on a ressenti (ou pas), parce que c’est à un moment précis où l’on est capable d’imprimer les mots et de les vivre pour ce qu’ils vous offrent…Il se trouve que là ben pour moi, « La Consolante » est bien tombée…
Je me sens donc consolée (quasi-presque, faut pas abuser!).
Et pour vous ?
J'ai 29, bientôt 30.
Il fait beau dans le jardin.
J'te jure que "j'voudrai creuser la terre pour enterrer ma colère", quisas, Pffftt..."jure qu'on s'reverra là bas". M3D.